Pourquoi mon chat n’arrête pas de m’attaquer ?

Votre chat montre des signes d’agressivité envers vous et a commencé à vous attaquer, à vous mordre et à vous griffer. Cela finira par devenir si grave qu’il vous attaquera pendant que vous dormez, et c’est intolérable. Découvrez la racine des mauvaises habitudes de votre chat et comment les corriger.

L’étape suivante consiste à identifier précisément le cadre dans lequel l’agression s’est produite, la posture du chat, ses mimiques, si le chat mutilait ou non, et comment il mutilait. Avant d’assumer les problèmes de comportement, il est essentiel d’exclure les causes médicales (telles que l’hyperthyroïdie, le diabète, l’insuffisance rénale, les infections, les maladies ou troubles neurologiques, les douleurs dentaires, la compression de la moelle épinière ou les douleurs auriculaires).

Le comportement prédateur

Il pourrait s’agir d’un acte d’agression par « prédation« . Vous avez été promue « proie » du chat. Votre chat se cache, ses yeux sont exorbités, ses oreilles se dressent de plus en plus et il renifle l’air avant de déplacer doucement son ventre vers le sol, où il s’effondre et se fige un instant avant de se précipiter en avant et de saisir sa proie (vous).

Puisqu’il n’y a pas de place pour l’émotion ou la mauvaise communication, la violence peut être rapide et brutale sans crainte de représailles. Selon votre posture de sommeil, ces agressions peuvent être dirigées vers vos chevilles, mollets, mains ou même votre tête exposés. Cela peut se produire à tout moment pendant que vous dormez sur n’importe quelle zone de votre corps qui se déplace au-dessus de vos poignets.

Les attaques de prédateurs contre les chats sont courantes dans les environnements urbains où les chats n’ont pas accès à l’extérieur, sont isolés des autres animaux et sont exposés à un manque de stimuli enrichissants (tels que des jouets prédateurs). Ainsi, les mouvements du propriétaire deviennent le signal qui déclenche le comportement de chasse.

Ce déclencheur peut aussi être un événement audible, comme le journal intime que vous lisez tranquillement ou le bruissement des draps pendant votre sommeil…

La faim et le système de distribution de la nourriture sont d’autres facteurs qui contribuent à ce comportement prédateur. Comme un chat aime manger 15 à 20 petits repas tout au long de la journée, le limiter à seulement deux repas peut le rendre frustré et facilement provoqué.

Comportements d’agression au sens strict

Il peut aussi s’agir d’une agression au sens littéral, pathologique car irrationnelle, effrénée et « sauvage ». Comme il s’agit d’un comportement anormal potentiellement dangereux, vous devez amener votre chat en consultation avec votre vétérinaire traitant (votre vétérinaire habituel peut vous référer à un collègue spécialisé en comportement s’il n’est pas lui-même comportementaliste vétérinaire). Certains chats ont de graves problèmes de comportement qui doivent être diagnostiqués et traités, tels que l’hypersensibilité, la dysthymie, une mauvaise socialisation humaine, une anxiété sévère, etc.

Les autres comportements agressifs au sens strict comprennent :

L’agression basée sur la peur 

Chez les chats, dans laquelle toute personne inconnue est considérée avec suspicion ; les chats s’habituent les uns aux autres sur des périodes de temps variables. Sa réponse naturelle est la fuite ou l’évitement, mais s’il est acculé, le chat adoptera une position défensive (rouler sur le dos, se coucher sur le côté ou sur le dos, lever les oreilles, serrer la mâchoire, élargir les pupilles) et peut attaquer violemment. 

Le chat en question est souvent celui qui n’a pas été socialisé avec les humains, ou qui a vécu une expérience traumatisante (comme être soumis à des châtiments corporels). Lorsqu’un nouvel individu pénètre sur un territoire ou dans une autre zone cruciale, l’agression suit toujours. Le chat adopte ainsi une attitude agressive dans le but d’effrayer l’humain loin de lui, se déplaçant à la manière d’un crabe tout en levant ses camails, affichant une crinière dressée et pliant son museau vers le bas.

Dans cette situation, il vaut mieux ne pas forcer une quelconque interaction entre vous et le chat, mais plutôt laisser le chat « découvrir l’envahisseur » à son propre rythme.

Hostilité causée par l’intolérance aux touchers doux

Cette affection est connue sous le nom de « tueur de chat caressé ». Si un chat est caressé trop longtemps, il peut s’irriter, ses yeux peuvent se dilater, ses mâchoires peuvent devenir déséquilibrées, la peau de son dos peut commencer à rouler (ce qu’on appelle le « syndrome de la peau qui roule ») et le chat peut avoir recours à mordre, gratter ou siffler.

Les origines précises de cette réaction agressive font encore débat ; le chat peut devenir intolérable au toucher, ou il peut simplement ne pas aimer certains types de caresses. Ne le poussez jamais à venir vers vous au début ; au lieu de cela, laissez-le vous découvrir selon ses propres termes. Puis, s’il vient en courant vers vous, caressez-le doucement pendant quelques secondes sur la tête ou le ventre. La durée de vos caresses peut être allongée progressivement.

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